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19/08/2015

"LE DOGME DE LA GRACE", de Jean-Martin Moye (1730-1793)

« La Grâce est un don surnaturel accordé gratuitement à l'homme en vertu des mérites de Jésus-Christ pour l'aider à faire le bien et éviter le mal, le sanctifier, et lui faire mériter la vie éternelle. »

 

« La Grâce est un don de Dieu, une faveur, un bienfait accordé à la créature. C'est un don surnaturel ; il est au-dessus de la nature ; il ne vient point de la nature ; il n'est point dû à la nature. Il est gratuit, parce qu'on ne peut point le mériter. Car si on pouvait la mériter la Grâce serait une justice et une récompense, et non pas une grâce : Si autem gratia, jam non ex operibus, alioqui gratia jam non esset gratia (Rm 11,6). Ce n'est donc point pour nos mérites que la Grâce nous est accordée, mais par les mérites de Jésus-Christ, qui nous a mérité toutes les Grâces du salut par sa Mort et sa Passion. La Grâce nous est donnée pour nous aider à éviter le mal et faire le bien, parce que la nature étant tombée par le péché d'Adam, elle est trop faible pour surmonter ce penchant qui l'entraîne vers le mal, et pour vaincre la difficulté qu'elle a pour le bien. Il faut pour cela que Dieu la soutienne et qu'il lui donne une force divine qui l'élève au-dessus de sa faiblesse naturelle, la rende capable d'agir d'une manière surnaturelle, et faire des œuvres dignes de lui et méritoires de la vie éternelle. Et c'est cette aide, ce secours, cette force divine que l'on nomme proprement Grâce. Sans cette Grâce nous ne pouvons rien par rapport au salut ; avec cette Grâce nous pouvons tout. Ce n'est qu'avec cette Grâce que nous pouvons mériter le Ciel. Les Grâces ont pour fin le salut éternel, au lieu que les biens temporels ne sont donnés prochainement que pour les besoins du corps et les nécessités de la vie présente. Pour le sanctifier et lui faire mériter la vie éternelle : car quoique la seule Grâce habituelle puisse nous justifier et nous mériter le Ciel, cependant toute Grâce tend à la justification et au salut éternel. »

 

Le Dogme de la Grâce.jpgAccès au texte (format PDF)

Le Dogme de la Grâce de Jean-Martin Moye (1730-1793), fut imprimé à Nancy en 1774 par le chanoine Nicolas Raulin (1738-1812), avec Le Traité de l’esprit du monde. La version mise en ligne est établie d’après cette première édition, et celle du Père Georges Tavard (+ 2007). De cette dernière, nous n’avons pas retenu certaines indications modernistes, en particulier les réserves émises sur la question de la prédestination et celles, au titre des innovations conciliaires de la constitution Sacrosanctum concilium, sur le sacrifice au Calvaire, par lequel est « amassé le trésor de toutes les grâces » (3ème partie, chap. IV).

 

 

 

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